Mercredi 15 juillet : Castelnaudary - Carcassonne
Article mis en ligne le 16 août 2009

par Patrice
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39km au programme aujourd’hui, autant qu’hier. Pourvu que nous ne rallongions pas à nouveau de 10km, ça commencerait à faire beaucoup !
Au moment de partir, les propriétaires de l’hôtel se montrent très intéressés par les monos. Comme Etienne et moi avons décidé de changer de manivelles (150mm au lieu des 125, pour être plus à l’aise sur les portions en piste un peu chaotiques), le changement s’effectue en expliquant l’intérêt du mono et en faisant des démonstrations. Une touriste (hollandaise ? la discussion a eu lieu en anglais) en profite également pour poser des questions. Nous partirons finalement vers 11h30 au lieu des 9h30/10h prévus initialement.
Depuis hier et le seuil de Naurouze, nous sommes dans le sens de la descente. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais franchir les écluses à la descente plutôt qu’en les montant est sensible et fait du bien au moral.
Le temps est au beau, pas forcément un grand soleil, mais la crème solaire s’avère indispensable. Pas grave, c’est plus agréable que le vent ou la pluie.
Un dernier regard sur le grand bassin de Castelnaudary et c’est parti.
Jusqu’à Bram la piste est bonne, roulante même si elle n’est pas toujours très large.
Elle devient alors une single-track parfois accidentée (racines, trous, bosses, marques et ornières de tracteur, ...).
A la lecture des guides je m’attendais à des passages infaisables, contraignants à marcher et pousser vélo ou mono, en fait ça passe bien mais il faut rester très concentré sous peine de chute. Un seul passage de 200m me fera marcher tellement le sol est défoncé par des roues de tracteur : il ne fallait pas s’arrêter sous peine d’avoir du mal à repartir, Flo et Etienne passeront entièrement en roulant, je m’arrête pour faire des photos et finit la section en marchant.
Etienne et moi ferons l’expérience de quelques chutes chacun, lui allant jusqu’à « rayer la peinture ». Rêvant, il était parti pour ne pas remonter sur le chemin en terre à Villeséquande, après le pont de la route qui va de Pezens à Caux-et-Sauzens. Quand je le lui signale, il tourne un peu brusquement à droite, se déconcentre et négocie mal un petit creux ridicule 20m plus loin. Bilan : écorchures au genou, coude et épaule droits, rien de bien méchant mais c’est toujours douloureux. En fait on s’aperçoit à l’usage que nous ne chutons pas sur les obstacles les plus gros mais sur des difficultés insignifiantes quelques mètres plus loin. Probablement parce que nous nous méfions des "grosses" difficultés, visibles, et que nous relâchons l’attention ensuite. C’est une véritable école de concentration car il faut rester vigilant parfois 30 à 40 minutes d’affilée, entre deux pauses.
A partir de là le single track reste technique, demandant toujours autant de concentration, nous gratifiant même d’un très beau passage d’environ 2km parallèle au chemin de halage, dans des herbes hautes, où la terre est craquelée tellement elle est sèche.

Cette journée marquera essentiellement un changement avec les précédentes, à savoir que nous roulerons parfois jusqu’à 10 ou 15km sans entendre autre chose que nos pneus sur le sol et les oiseaux. Ça change agréablement des longueurs au bord de l’autoroute les jours précédents.
Un ragondin en train de nager en face de l’épanchoir de Foucault animera un peu plus la fin de journée.

A l’arrivée à Carcassonne (18h30), je tente de nous faire arriver le plus rapidement possible à l’hôtel qui est de l’autre côté de la cité. D’une erreur à l’autre nous finirons par faire presque le grand tour de la ville en marchant pour éviter de rouler sur les avenues ou les trottoirs, rattraper malgré tout le Pont Vieux sous la cité, traverser l’Aude et remonter jusqu’à l’Etap Hôtel. Un monsieur avec lequel nous discuterons un moment nous apprendra que les randonneurs s’arrêtent en général à l’hôtel de la gare, au bord du canal. Tandis que nous, nous ferons 4,5km pour rejoindre notre hébergement vers 20h, et il en faudra autant pour repartir.
Nous aurons au moins le plaisir d’admirer la Cité depuis le Pont Vieux, nous ne sommes heureusement pas venus pour rien !
IMPORTANT à noter : la piste le long du canal pour la traversée de Carcassonne est très étroite, d’assez mauvaise qualité, très encaissée puisque les rues sont 10 à 15m plus haut, sans possibilité de réchappe une fois engagé (sauf à faire demi-tour, pas facile à cause de l’étroitesse de la bande de terre entre le mur de soutènement et l’eau). Réfléchissez bien avant de vous y engager, ou suivez les rues qui longent le Canal.

Gardouch-Castelnaudary
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