Col de la Bonette
Article mis en ligne le 28 septembre 2012

par Patrice
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J’ai préparé cet article l’an passé, peu après la montée au col de la Bonette, mais, allez savoir pourquoi, je ne l’avais jamais publié. Plus qu’à retrouver quelques photos et tout ira bien ;-)

Dans le cadre de l’opération "Grands Cols du Mercantour" (voir cette brêve, Antoine et moi nous sommes attaqués au Col de la Bonette. Quelques chiffres pour donner une idée du problème :
- altitude de départ (St Étienne de Tinée) : 1140m
- altitude d’arrivée (cime de la Bonette) : 2802m
- dénivelé total : 1765m (il y a une petite section qui redescend un peu)
- distance : 26km
- pente moyenne : environ 7% (6.8 à 7.1 selon les références)
- pente maxi : 15% (les 600 derniers mètres...)

Le marqueur B désigne le col, mais la montée se termine en réalité à la cime de la Bonette (marqueur C), 600m plus loin, mais après une pente à 14/15%...

Reconnaissance en voiture le samedi après-midi, histoire de savoir à quoi nous attendre, quel matériel choisir, taille des manivelles, habillement, ... Et là, bonne surprise, le vent souffle à la montée. La dernière pente est réellement impressionnante, 15%, ça grimpe. Après un petit tour à pied jusqu’à la table d’orientation nous redescendons garer la voiture au col pour nous tester sur la cime : moins de 2km, mais avec les fameux 15% et l’altitude. Nous n’enchaînerons pas la montée, deux ou trois pauses s’imposeront pour reprendre notre souffle et faire quelques photos. Mais ça nous semble faisable en 29"/manivelles de 125 pour Antoine, 26" race/manivelles de 125 pour moi.

Le dimanche a lieu la désormais traditionnelle course à pied de St Étienne de Tinée à la cime de la Bonette (29ème édition). Les hébergements sont tous réservés depuis longtemps, nous trouverons un hôtel à Auron (15mn de voiture). Après une bonne nuit, debout à 6h, petit déjeuner copieux, nous serons à 7h15 à St Étienne pour signer les premiers la feuille de départ. Nous nous mettons en route à 7h30.

Tout d’abord 4 ou 5km relativement tranquilles. Un journaliste de Nice Matin nous double en voiture et demande à Antoine de s’arrêter pour faire des photos. S’arrêter, oui, mais pas dans un passage autour de 8 à 9% ! Nous ferons une pause quelques centaines de mètres plus loin, dans un passage presque à plat. La température fraîche du départ (d’après Météo France, 4° sous abri, mais -4° ressentis avec le vent et l’humidité) nous avait incité à enfiler un blouson, nous en profiterons pour le quitter et le ranger dans notre sac à dos.

Les choses sérieuses commencent après le pont et le carrefour vers St Dalmas le Selvage, quand la route s’engage dans une gorge encaissée, sous des arbres et avec des pentes déjà plus marquées. Mais tout va bien, nous avançons à un rythme tranquille mais régulier.

À partir du 7ème km, plus exactement de la cascade de Vens, quelques lacets un peu raides vont nous amener jusqu’à la Pera où un faux plat montant nous aide à récupérer un peu. Nous rattraperons dans cette section les derniers coureurs à pied, partis une petite demi-heure avant nous. Puis les lacets de Bousieyas jusqu’au Camp des Fourches vont monter plus raides, souvent entre 8 et 8.5%. Je commencerai à souffrir dans cette section, avec l’obligation de mettre pied à terre fréquemment : pas de problème de souffle, mais le rythme cardiaque ne monte pas comme d’habitude, les jambes qui durcissent. Rien de bien méchant, mais juste "un jour sans". Pas de chance, ce n’était pas le bon moment !

Petit répit à la traversée du Camp des Fourches où une pente de 5% ressemble à du plat ! Puis les 7 derniers kilomètres sur la corniche, jusqu’au sommet. Et là, pas de chance, le vent qui soufflait à la montée hier après-midi est maintenant orienté à la descente, en rafales jusqu’à 60km/h. À tel point que par moments je me suis retrouvé debout sur les pédales sans réussir à avancer. Pas cool, et surtout épuisant, si bien que j’alternerai les sections marchées et pédalées jusqu’à l’arrivée. Et même à pied je montai plus vite que certains cyclistes sur leur vélo (entre 5 et 6km/h)...

Au final, Antoine aura mis 3h à monter en marchant moins de 500m, 3h30 pour moi avec 4km à pied. Étant encore en forme, il fera la descente en pédalant, frein bloqué sur son 29", en 2h30. Quant à moi, l’organisateur de la course à pied me prendra très gentiment dans son véhicule, m’évitant ainsi encore 3h d’efforts.

Le bilan est très positif : un mono monte bien même en haute montagne (le sommet est à 2800m), nous nous sommes faits plaisir malgré mon manque de forme, Antoine a pris goût à ce genre de bêtises. Plus qu’à récupérer pour recommencer l’année prochaine, si possible plus nombreux.

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